THE MAD SILKSCREAMER
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Les Dames de Touraine

 

Du 02 Novembre 2016 au 02 Décembre 2016

 

Vernissage le Mercredi 2 Novembre 2016 de 19h à minuit

 
Lors du vernissage
Jack DANIELS
Organise une dégustation de coktails
et Le Chandra celle de spécialités indiennes du Karmasutra
 
 
Bert Bélanger, Luis Diniz
 
Une époque qui transforme les déchets en œuvres d’art se doit de
transformer les œuvres d’art en œuvres déchues.
Les « Dames de Touraine » sont, à l’origine, des
portraits de femmes, généralement nobles et gracieuses,
peintes ou dessinées à l’époque de la Renaissance, dans
la Touraine qui était la région préférée des princes de
l’époque.
Beaucoup de ces portraits de femmes, qui
expriment à la fois la noblesse de leur caractère ou de leur
naissance et une sensualité toute fraîche et neuve après
les siècles d’oppression religieuse du Moyen-Âge, sont
très célèbres. Ce sont ces œuvres mythiques que deux
peintres venus des terres d’immigration américaines,
l’un des U.S.A., l’autre du Brésil, vont s’attacher à
« refaire », recomposer, voire décomposer.
 
C’est une œuvre qu’ils vont faire ensemble, ce qui est
une aventure rare ; peut-être la « déstructuration »
d’œuvres d’une telle présence nécessitait-elle une
émulation réciproque dans ce qu’on peut voir comme
une espèce d’infamie ou de désécration.
 
Le regard « subjectif » des enfants de l’après- guerre
du vingtième siècle sur cette époque de renaissance
heureuse des arts et de la culture est un reflet des
horreurs de ce siècle ; des esprits malmenés, entraînés à
cracher sur le noble et le beau, et parfois sur eux-mêmes,
s’attaquent avec une rage sensible à ces portraits de
femmes, les « déconstruisant », parce que « déconstruire
» est devenu une réquisition artistique et politique.
 
Des traits violents, des contrastes brutaux remplacent les
tons amoureusement choisis des peintres de la
Renaissance. Le résultat est cependant étrangement
beau, d’une beauté sinistre, à laquelle nous a habitué l’art
contemporain ; les deux peintres maîtrisent parfaitement
leur technique, la peinture est excellente, et les
œuvres ont une présence très sensible. De ce point de
vue, le challenge est parfaitement réussi.
Au final, ces œuvres sont tellement représentatives de
l’esprit d’une époque, et peut-être, du massacre final de
l’esprit d’excellence de la Renaissance, que leur place
naturelle est sans doute dans un musée, mais loin des
toiles qu’elles « révisent ».
 
NB : Les termes entre guillemets sont ceux qu’utilisent les artistes
de la fin du 20ème siècle, à la date de création des tableaux. 
 
 
Restaurant Chandra
     11 rue Biot
    75017 Paris / France      tel: